jeudi 18 décembre 2008

Dernières nouvelles du front...

Dix jours déjà que j'ai retrouvé la France, Paris, le froid, la grisaille, le travail, la pagaille. Rien de bon qui vaille en somme. Rien ? Vraiment ? Mais si... maintenant que j'y pense, il y a les amis...et Florent, mon fils chéri !

Alors, voilà pour tous ceux qui ont eu la curiosité et la gentillesse de suivre ce périple de 5 petites semaines, et qui m'ont encouragée de leurs commentaires et de leurs mails (parfois acerbes voire sarcastiques), pour les rencontres aussi, j'ai mis quelques photos en ligne.

J'oubliais,j'ai eu l'occasion de relire "Voyage au bout de la nuit" et plusieurs phrases ont réveillé ma conscience, je voudrais en partager quelques unes avec vous, presque au hasard :

"L'amour c'est comme l'alcool, plus on est impuissant et soûl et plus on se croît fort et malin et sûr de ses droits"...

Ou encore, "Pour une garce c'en était une vraie(...) dans cette cuisine là, celle du derrière, (...) la coquinerie après tout, c'est comme le poivre dans une sauce, c'est indispensable et ça lie."

Et pour conclure : "Deux années, c'est le délai qu'il faut pour nous rendre compte, d'un seul coup d'oeil, intrompable alors comme l'instinct, des laideurs dont un visage, même en son temps délicieux, s'est chargé"...

C'est tout pour l'instant... Non, c'est faux, j'oubliais rendez-vous à New-York en avril...


Revenons à nos moutons : le lien vers l'album photos devrait se trouver à droite de ce message, si j'ai bien tout compris... Mais rien n'est moins sûr ! Alors enjoy !

lundi 8 décembre 2008

Gokarna, Bombay, Paris









Le voyage de retour de Gokarna a Bombay, sans être triste, avait une saveur particulière. Je quitte la plage de Kudle sac au dos, prête à affronter le sentier de 2 km qui mène à Gokarna. Laura, elle, restera jusqu'en janvier, puis rejoindra Madras pour ne quitter l'Inde qu'en mars.
La petite Gokarna se réveille, les temples bruissent déjà des premières prières, les pélerins venant avec les offrandes rituelles.
Dernier voyage en train jusqu'à Goa, traversée en taxi pour rejoindre l'aéroport qui se trouve a 40 km de la gare. Goa grande ville du Sud, bruyante, poussiéreuse, et animée se prépare, pour l'arrivée des masses de touristes qui viennent y passer les fêtes de fin d'année, la house, les raves, la bière seront à l'ordre du jour.

L'avion de la Spicejet décolle à 15h30, une heure plus tard alors que l'atterrissage se prépare, depuis les hublots de l'avion j'aperçois le bidonville de Dharavi qui s'étend sur des dizaines de kilomètres jusqu'au bord des pistes de l'aéroport domestique et de l'aéroport international...
Dharavi c'est une ville dans la ville, ou vivent et travaillent entre 600 000 et 1 million de personnes.
Mais, ce bidonville s'est développé sur une terre convoitée par les promoteurs immobiliers, il est extrêment bien situé près des gares de Bombay et des aéroports... Depuis avril 2008, des milliers de familles auraient été expulsées, d'autres ont obtenu des promesses de relogement dans le nouveau quartier. Tout ça afin de permettre la construction d'immeubles qui feront le bonheur des promoteurs et des classes moyennes et aisées de Bombay. Ce projet immobilier remet en cause la vie de cette cité de Dharavi qui, jusqu'à il y a peu et contrairement à ce qu'on pourrait penser, vivait en autosuffisance et comptait de nombreuses petites entreprises prospères de cuir et de textile notamment...

L'armée veille sur l'aéroport, sacs de sables entassés, fusils mitrailleurs, surveillance vidéo accrue chaque personne entrant ou sortant de l'enceinte de l'aéroport est filmée. Je rejoins l'Hotel Orchid en voiture, à l'arrivée le véhicule, mes bagages sont fouillés par des "Hunters" (chasseurs) "aux mines pas tibulaires mais presque", l'heure n'est pas à la plaisanterie...
L'Orchid est immense, luxueux. En tongs, bermuda et sac à dos poussiéreux, je détonne un brin parmi la clientèle d'hommes d'affaires et de touristes citadins. Qu'à cela ne tienne, je n'ai qu'une idée en tête dès que je rejoins ma chambre immense : prendre un bain, un bain chaud et me détendre enfin après cette journée de voyage...
Diner tranquille sur le toit terrasse de l'hotel offrant une vue magnifique sur une partie de Bombay. Grasse matinée, petit déjeuner au lit : le luxe quoi !

Les journaux annoncent que la sécurité a été renforcée dans les aéroports de Bombay, Chennai (Madras) et Bengalore, il faut être impérativement à l'aéroport 3 heures avant le décollage.
Et là, c'est hallucinant : tous les passagers sont fouillés, bagages passés aux rayons X, jusque là rien de plus normal. Mais les contrôles s'intensifient et se succèdent, je passerai par 7 fouilles successives entre l'enregistrement et la l'embarquement. C'est beaucoup, c'est énervant et stressant car à chaque fois il faut déballer son sac, se déshabiller, remontrer ses papiers, attendre d'être tamponnée. Sportif le départ.

Décollage à 14 heures, un dernier regard sur Bombay et les souvenirs de ces 5 semaines passées en Inde reviennent immédiatement, souvenirs de couleurs, d'odeurs, de sourires, de scènes magnifiques et de rencontres. Après une escale d'une heure trente à Londres, j'arrive enfin à Roissy à 22h30, fatiguée mais contente. Et surtout avec une furieuse envie de repartir l'année prochaine, en moto, vers le Népal, le Ladakh, le Tibet et pour finir sur les Iles Andaman...Le rêve est permis !

mercredi 3 décembre 2008

Dernieres heures a Gokarna









Voila, demain je quitterai Gokarna par le train de 10h30 pour Goa qui est a 150 km d'ici. Ensuite, direction l'aeroport, mon avion decolle a 15h30 pour Bombay, arrivee prevue a 16h30. Et la, je me fais un petit plaisir, je dors a l'Orchid, Hotel 5*****. Apres avoir chasse une araignee enorme de ma couche, j'ai reve d'un vrai bon lit cette nuit, dans une vraie belle chambre et comble du luxe, avec une baignoire... Alors ce matin, j'ai craque et profite d'une super promotion ! Y'a quand meme pas de mal a se faire du bien, surtout quand on a du mal a rompre completement avec son confort "petit bourgeois". L'hotel est a quelques kilometre des aeroports, donc pas de galere d'embouteillages et grasse matinee possible le 5 decembre...
Mais avant tout ca, il reste une derniere soiree, un dernier coucher de soleil venant en point d'orgue apres une journee magnifique. Balade dans Gokarna, puis longue marche sur les plages. Arret a Om beach pour un excellent et rafraichissant jus de citron a la menthe fraiche (un regal), une fois a Half Moon, toujours deserte, dejeuner de fruits frais achetes a une petite mamie sur la plage : papaye, ananas et bananes. Le reve quoi ! Maintenant, a l'heure du diner, il ne reste plus qu'a savourer quelques gambas et autres poissons peches du jour... Allez, namaste !

lundi 1 décembre 2008

Balades de plage en plage




Finalement, nous rejoindrons Paradise beach a pieds plutot qu'en canot, c'est decide. C'est une balade de deux heures environ, quand on se perd pas en cours de route... Ce qui arrive fatalement, les sentiers etant multiples et surtout, pas balises... C'est neanmoins extrordinaire, on passe de la jungle mysterieuse, assez inhospitaliere, a des falaises arides a pic, puis lorsqu'on ne l'espere plus, on tombe sur une plage splendide comme Half moon... Et la, on a juste envie d'y rester, de ne plus bouger. Baignade, dejeuner de fruits frais, bain de soleil. La plage est restee deserte toute la journee, il faut dire qu'en dehors d'une dhaba, il n'y a rien pour attirer le touriste. Bien fait ! Malgre tout nous irons jusqu'a Paradise beach bien decevante. Elle n'a de paradisiaque que le nom. Retour quasi immediat, enfin apres un chai quand meme, a Half moon. Malheureusement, vers 16 heures il faut quitter la plage, il n'est pas question de se laisser surprendre par la nuit. De retour a Kudle pour le coucher du soleil et les jeux de plage, ce soir ce sont les jongleurs et les tablas qui font l'animation : journee geniale. Allez, Namaste !

Half moon beach





La plage en demi lune, minuscule, deserte, absolument deserte, bordee de rizieres...

Om beach




Plage de sable blond coupee en deux par une bande de terre. Peuplee de cheveux longs et de guest-houses accueillantes.

Kudle beach

Longue plage de sable blond, peuplee d'etres etranges, certains sont la depuis des annees et cherchent a etre plus indiens que les indiens eux-meme...