
Le voyage de retour de Gokarna a Bombay, sans être triste, avait une saveur particulière. Je quitte la plage de Kudle sac au dos, prête à affronter le sentier de 2 km qui mène à Gokarna. Laura, elle, restera jusqu'en janvier, puis rejoindra Madras pour ne quitter l'Inde qu'en mars.
La petite Gokarna se réveille, les temples bruissent déjà des premières prières, les pélerins venant avec les offrandes rituelles.
Dernier voyage en train jusqu'à Goa, traversée en taxi pour rejoindre l'aéroport qui se trouve a 40 km de la gare. Goa grande ville du Sud, bruyante, poussiéreuse, et animée se prépare, pour l'arrivée des masses de touristes qui viennent y passer les fêtes de fin d'année, la house, les raves, la bière seront à l'ordre du jour.
L'avion de la Spicejet décolle à 15h30, une heure plus tard alors que l'atterrissage se prépare, depuis les hublots de l'avion j'aperçois le bidonville de Dharavi qui s'étend sur des dizaines de kilomètres jusqu'au bord des pistes de l'aéroport domestique et de l'aéroport international... Dharavi c'est une ville dans la ville, ou vivent et travaillent entre 600 000 et 1 million de personnes.
Mais, ce bidonville s'est développé sur une terre convoitée par les promoteurs immobiliers, il est extrêment bien situé près des gares de Bombay et des aéroports... Depuis avril 2008, des milliers de familles auraient été expulsées, d'autres ont obtenu des promesses de relogement dans le nouveau quartier. Tout ça afin de permettre la construction d'immeubles qui feront le bonheur des promoteurs et des classes moyennes et aisées de Bombay. Ce projet immobilier remet en cause la vie de cette cité de Dharavi qui, jusqu'à il y a peu et contrairement à ce qu'on pourrait penser, vivait en autosuffisance et comptait de nombreuses petites entreprises prospères de cuir et de textile notamment...
L'armée veille sur l'aéroport, sacs de sables entassés, fusils mitrailleurs, surveillance vidéo accrue chaque personne entrant ou sortant de l'enceinte de l'aéroport est filmée. Je rejoins l'Hotel Orchid en voiture, à l'arrivée le véhicule, mes bagages sont fouillés par des "Hunters" (chasseurs) "aux mines pas tibulaires mais presque", l'heure n'est pas à la plaisanterie...
L'Orchid est immense, luxueux. En tongs, bermuda et sac à dos poussiéreux, je détonne un brin parmi la clientèle d'hommes d'affaires et de touristes citadins. Qu'à cela ne tienne, je n'ai qu'une idée en tête dès que je rejoins ma chambre immense : prendre un bain, un bain chaud et me détendre enfin après cette journée de voyage...
Diner tranquille sur le toit terrasse de l'hotel offrant une vue magnifique sur une partie de Bombay. Grasse matinée, petit déjeuner au lit : le luxe quoi !
Les journaux annoncent que la sécurité a été renforcée dans les aéroports de Bombay, Chennai (Madras) et Bengalore, il faut être impérativement à l'aéroport 3 heures avant le décollage.
Et là, c'est hallucinant : tous les passagers sont fouillés, bagages passés aux rayons X, jusque là rien de plus normal. Mais les contrôles s'intensifient et se succèdent, je passerai par 7 fouilles successives entre l'enregistrement et la l'embarquement. C'est beaucoup, c'est énervant et stressant car à chaque fois il faut déballer son sac, se déshabiller, remontrer ses papiers, attendre d'être tamponnée. Sportif le départ.
Décollage à 14 heures, un dernier regard sur Bombay et les souvenirs de ces 5 semaines passées en Inde reviennent immédiatement, souvenirs de couleurs, d'odeurs, de sourires, de scènes magnifiques et de rencontres. Après une escale d'une heure trente à Londres, j'arrive enfin à Roissy à 22h30, fatiguée mais contente. Et surtout avec une furieuse envie de repartir l'année prochaine, en moto, vers le Népal, le Ladakh, le Tibet et pour finir sur les Iles Andaman...Le rêve est permis !
La petite Gokarna se réveille, les temples bruissent déjà des premières prières, les pélerins venant avec les offrandes rituelles.
Dernier voyage en train jusqu'à Goa, traversée en taxi pour rejoindre l'aéroport qui se trouve a 40 km de la gare. Goa grande ville du Sud, bruyante, poussiéreuse, et animée se prépare, pour l'arrivée des masses de touristes qui viennent y passer les fêtes de fin d'année, la house, les raves, la bière seront à l'ordre du jour.
L'avion de la Spicejet décolle à 15h30, une heure plus tard alors que l'atterrissage se prépare, depuis les hublots de l'avion j'aperçois le bidonville de Dharavi qui s'étend sur des dizaines de kilomètres jusqu'au bord des pistes de l'aéroport domestique et de l'aéroport international... Dharavi c'est une ville dans la ville, ou vivent et travaillent entre 600 000 et 1 million de personnes.
Mais, ce bidonville s'est développé sur une terre convoitée par les promoteurs immobiliers, il est extrêment bien situé près des gares de Bombay et des aéroports... Depuis avril 2008, des milliers de familles auraient été expulsées, d'autres ont obtenu des promesses de relogement dans le nouveau quartier. Tout ça afin de permettre la construction d'immeubles qui feront le bonheur des promoteurs et des classes moyennes et aisées de Bombay. Ce projet immobilier remet en cause la vie de cette cité de Dharavi qui, jusqu'à il y a peu et contrairement à ce qu'on pourrait penser, vivait en autosuffisance et comptait de nombreuses petites entreprises prospères de cuir et de textile notamment...
L'armée veille sur l'aéroport, sacs de sables entassés, fusils mitrailleurs, surveillance vidéo accrue chaque personne entrant ou sortant de l'enceinte de l'aéroport est filmée. Je rejoins l'Hotel Orchid en voiture, à l'arrivée le véhicule, mes bagages sont fouillés par des "Hunters" (chasseurs) "aux mines pas tibulaires mais presque", l'heure n'est pas à la plaisanterie...
L'Orchid est immense, luxueux. En tongs, bermuda et sac à dos poussiéreux, je détonne un brin parmi la clientèle d'hommes d'affaires et de touristes citadins. Qu'à cela ne tienne, je n'ai qu'une idée en tête dès que je rejoins ma chambre immense : prendre un bain, un bain chaud et me détendre enfin après cette journée de voyage...
Diner tranquille sur le toit terrasse de l'hotel offrant une vue magnifique sur une partie de Bombay. Grasse matinée, petit déjeuner au lit : le luxe quoi !
Les journaux annoncent que la sécurité a été renforcée dans les aéroports de Bombay, Chennai (Madras) et Bengalore, il faut être impérativement à l'aéroport 3 heures avant le décollage.
Et là, c'est hallucinant : tous les passagers sont fouillés, bagages passés aux rayons X, jusque là rien de plus normal. Mais les contrôles s'intensifient et se succèdent, je passerai par 7 fouilles successives entre l'enregistrement et la l'embarquement. C'est beaucoup, c'est énervant et stressant car à chaque fois il faut déballer son sac, se déshabiller, remontrer ses papiers, attendre d'être tamponnée. Sportif le départ.
Décollage à 14 heures, un dernier regard sur Bombay et les souvenirs de ces 5 semaines passées en Inde reviennent immédiatement, souvenirs de couleurs, d'odeurs, de sourires, de scènes magnifiques et de rencontres. Après une escale d'une heure trente à Londres, j'arrive enfin à Roissy à 22h30, fatiguée mais contente. Et surtout avec une furieuse envie de repartir l'année prochaine, en moto, vers le Népal, le Ladakh, le Tibet et pour finir sur les Iles Andaman...Le rêve est permis !
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